Les Jeunes Plumes

Parcours, réflexions et humeurs de futurs jeunes journalistes

Voyage, liberté et principes

Publié par leoguirlet le 28 avril 2009

A ceux qui passent régulièrement sur ce blog, et les chiffres sommaires que me donnent wordpress m’indiquent qu’il y en a, je prie d’excuser le silence de ces derniers jours.

Ce silence n’est évidemment imputable ni à une quelconque démotivation, ni à un manque d’idées. En l’occurrence, il s’explique simplement par le fait que mon dernier voyage à Amsterdam m’a fait découvrir l’auto-stop, et que j’ai voulu la semaine dernière réitérer l’expérience seul, cette fois-ci, en partant pour Milan. Une expédition d’auto-stoppeur riche en sensations qui m’a tenu à l’écart de l’actualité toute la semaine et m’a empêché de m’occuper de ce blog.
Je suis rentré lundi matin, et depuis, je lutte pour trouver le temps de m’occuper de tout ce que je dois faire.

A vrai dire, l’état des lieux du “jeune journaliste” tel que je me définis à travers ce blog est assez troublant ces derniers temps. Comme me le disait une connaissance trentenaire récemment, c’est grisant d’être jeune. Je découvre le voyage, je découvre la conception, la réalisation et l’entretien de projets tels que “Les jeunes plumes” par exemple, je découvre la vie d’une rédaction et la drogue de l’actualité, ainsi que pas mal d’autres choses n’ayant aucun rapport avec le sujet que je traite ici mais qui m’occupent énormément.
Toute cette activité a un prix, celui de l’indisponibilité.
Là où tout ça devient compliqué à gérer, c’est quand la fac interfère avec mes nouvelles occupations. Cette dernière année de Licence marquée par les grèves me pèse de plus en plus, me semble inutile et pénible, et mon travail s’en ressent. N’ayant pas de réelle passion pour ce que je fais (de l’Histoire, ce qui me plait mais ne me passionne pas), je n’y ai jamais accordé plus d’attention studieuse que ce que le minimum syndical exigeait ; et cette tactique, qui fonctionne, a cependant éloigné l’université de mes préoccupations.
Je vais essayer de me débrouiller pour achever cette Licence qui ne m’a jamais vraiment demandé d’effort et qui me tend les bras, mais cela commence à me coûter maintenant que j’ai pris goût à tous ces projets, à cette activité, et au voyage.

Je n’ai que deux principes dans la vie, mais je m’y tiens : être toujours digne de confiance, et vivre en ne laissant jamais de regrets derrière moi.
En l’occurrence, j’essaye ces temps-ci de concilier cela avec le travail scolaire ; mais j’ai tellement soif de projets et de réalisations que ça devient difficile.

Voilà pour l’état d’esprit et le moral des troupes. J’ai assisté aujourd’hui à une scène mémorable de la vie d’une rédaction, à laquelle le contexte actuel de crise de la presse donne un éclairage quasi dramatique. J’en dirai plus demain… si je trouve le temps.

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